 |
 |
 |
Des enseignants réunis le 21/06/2001 décident de la création d'un collectif pour défendre l'Education des Enfants de Guyane.
Il s'insurge donc contre les propos tenus par les syndicats d'enseignants (SE-Unsa et FSU). Notamment la légèreté des propos du secrétaire général de la FSU pour qui "des enseignants locaux pourquoi pas ? C'est un phénomène de mode". Parler de phénomène de mode quand il s'agit de l'avenir des enfants guyanais est méprisant. De même que d'affirmer que "le recrutement avec le bac c'est le nivellement par le bas" propos tenus par le secrétaire général du Se-Unsa, est une insulte et un manque de confiance dans la possibilité de formation des hommes. Ces derniers rejettent la proposition du Secrétaire d' Etat à l' Outre-Mer de recruter des enseignants avec le Bac alors qu'ils acceptent avec enthousiasme le rétablissement de la prime d'éloignement, mesure qui contribuera à augmenter l'instabilité du corps enseignant. Pourtant ces mesures pourraient s'inscrire dans la suite du mouvement de grève des mois de janvier et février 2001 de l'intersyndicale (SE-Unsa et SNUIPP) dont les mots d'ordre étaient :
> scolarisation de tous les élèves < recrutement local
Or cette intersyndicale n'en parle plus, pour preuve le relevé de conclusion du "Groupe de travail : Pour un enseignement adapté aux besoins", réunion du 23/02/2001. Nulle part, il n'est question du recrutement local.
Avons nous été manipulés ?
Le collectif affirme que le recrutement est légitime. Il appartiendra aux services de l' Education nationale de mettre en place un dispositif de formation adéquat. Il constate beaucoup de collectivités locales et d'autres services de l' Etat (le ministère de l' Intérieur notamment qui organise un concours spécifique de recrutement d'agents de la paix), ont pris conscience de la nécessité d'une guyanisation des cadres, seuls les syndicats d'enseignants répugnent à utiliser ce terme et campent sur des positions rétrogrades et conservatrices. Le collectif affirme aussi que le rétabissement de la prime d'éloignement pour la Guyane uniquement, aura pour effet l'accélération des rotations des enseignants dans le département. Or la stabilité du corps enseignant est un paramètre déterminant à prendre en compte pour la lutte contre l'échec scolaire. Le collectif constate également qu'il existe un fossé culturel important entre les élèves et les enseignants nouvellement arrivés. |
|
Si l'on se réfère au Rapport Hébrard, des mesures sont préconisées dont :
Au niveau maternel et élémentaire, mise en place d'un dispositif de travail sur les langues maternelles des élèves permettant leur structuration et évitant les disglossies, au niveau élémentaire, développement de l'enseignement des langues régionales et étrangères (en particulier des langues frontalières) ; un objectif reste prioritaire : le recrutement massif de jeunes issus du département. Le recrutement local s'avère donc indispensable d'autant plus que beaucoup de jeunes issus des communautés Amérindiennes et Bushe Nengé ainsi que les jeunes d'origine brésilienne, surinamienne, Hmong, haïtienne pourraient être concernés et oeuvrer pour l'Education des leurs.
Le collectif est clair dans ses positions, il ne s'agit pas pour lui de prôner une politique contre qui que ce soit ! Au contraire, nous sommes pour la venue d'enseignants qui auraient librement choisi de venir travailler en Guyane sans attrait d'une quelconque prime. Plus largement, le collectif souhaite que soient dépassées les revendications des intérêts corporatistes et catégoriels et estime que l'ouverture d'une véritable réflexion -qui cette fois-ci serait suivie d'effets- sur les missions et les moyens de l'enseignement en Guyane, s'avère urgente.
Il s'engage à mettre tout en oeuvre afin de faire valoir son point de vue et appelle les enseignants, parents d'élèves, aides-éducateurs, bâcheliers et futurs bâcheliers et tous ceux qui se sentent concernés à le rejoindre.
PETITION DE SOUTIEN DU COLLECTIF
Que voulons nous ?
Que la prime d'éloignement attribuée aux enseignants venant de l' extérieur de la Guyane soit supprimée Que la stabilité des équipes pédagogiques soit renforcée par le recrutement massif d'enseignants Guyanais avec le bac dès cette année Que des formations adéquats soient mises en place pour leur permettre de répondre aux besoins réels du terrain
Gaston MONNERVILLE, Félix EBOUE, Léon GONTRAND DAMAS, autant de Guyanais formés par des enseignants Guyanais non titulaires d'une licence.
ENSEIGNER EN GUYANE N'EST QU'UNE AFFAIRE DE DIPLOMES UNIVERSITAIRES, MAIS AUSSI DE MOTIVATION, DE FORMATION ET DE SENS DE SA MISSION.
Le collectif s'est donné pour objectif l'aboutissement de ces revendications avec la mise en mise en place d'une pétition de soutien.
Pour les contacter taper : www.nplus.gf/~ |
 |